Un burn-out entraîne souvent un arrêt de travail prolongé, avec des conséquences financières importantes : perte de revenus, frais médicaux, parfois démission. Mais des dispositifs existent pour traverser cette période sans s'endetter. Connaître ses droits est la première étape de la récupération.
Un médecin peut prescrire un arrêt de travail pour burn-out (épuisement professionnel). Dès le 4ème jour d'arrêt, la Sécurité Sociale verse des indemnités journalières (IJ) : environ 50 % du salaire journalier brut plafonné. Si votre mutuelle couvre le complément, vous pouvez être à 100 % de votre salaire net. Durée : jusqu'à 3 ans en maladie ordinaire.
Si le burn-out est lié au travail (ce qui est souvent le cas), il peut être reconnu comme maladie professionnelle par la CPAM. Avantage : indemnités à 60 % du salaire les 28 premiers jours, 80 % ensuite — soit mieux que la maladie ordinaire. Demande à faire via votre médecin et la CPAM.
Le dispositif MonPsy (national depuis 2022) rembourse jusqu'à 8 séances chez un psychologue agréé, sur prescription médicale. Reste à charge : 5–15 € par séance selon le revenu. Accessible sur monpsy.sante.gouv.fr.
Si vous ne pouvez pas rester dans l'entreprise, la "démission reconversion" (DER) permet dans certains cas de toucher les allocations chômage après démission volontaire, à condition d'avoir un projet de reconversion. Conditions strictes — renseignez-vous auprès de France Travail avant de décider.
Les meilleures ressources pour récupérer d'un burn-out sans catastrophe financière, chaque semaine.