La Prime de Partage de la Valeur (PPV) — anciennement prime Macron ou prime de pouvoir d'achat — est reconduite et pérennisée en 2025. Elle permet aux employeurs de verser une prime défiscalisée à leurs salariés, sans charges sociales ni impôt sur le revenu dans certaines limites. Pour les salariés, c'est de l'argent net immédiat. Pour les employeurs, c'est moins coûteux qu'une augmentation de salaire à valeur équivalente. Tour d'horizon complet des règles en vigueur.
Les deux plafonds selon la situation
Versement direct ou placement sur plan d'épargne ?
Le versement sur un plan d'épargne salariale (PEE ou PERCO) exonère de toute imposition — y compris pour les salariés gagnant plus de 3 SMIC. C'est l'option la plus avantageuse fiscalement si vous n'avez pas besoin de liquidités immédiates.
Simulation — ce que ça représente vraiment
🧮 Salarié à 2 500 € bruts — prime PPV de 3 000 € versée en cash
Conditions et modalités de versement
Questions fréquentes
Si votre employeur n'a pas encore mis en place la PPV, vous pouvez le suggérer — de préférence via les délégués syndicaux ou le CSE (Comité Social et Économique). Mettez en avant que le coût pour l'entreprise est inférieur à une augmentation de salaire équivalente (pas de charges patronales), et que c'est un outil de fidélisation reconnu. Un email concis au RH suffit souvent à lancer la discussion.
Si votre salaire dépasse 3 SMIC, la PPV en cash sera soumise à l'impôt — et selon votre tranche marginale, vous pouvez en perdre 30 à 45 %. En demandant à votre employeur de la verser directement sur votre PEE ou PERCO, vous conservez 100 % du montant, investi sur des supports de votre choix. Après 5 ans de blocage sur PEE (ou à la retraite pour le PERCO), les plus-values sont elles aussi exonérées d'IR. C'est l'option la plus puissante fiscalement — et elle est trop rarement utilisée.