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Une augmentation de 5 % sur un salaire de 2 500 € net, c'est 1 500 € de plus par an — et cet écart se cumule et se compose sur toute votre carrière. Pourtant, selon plusieurs études RH françaises, plus de 60 % des salariés n'ont jamais demandé d'augmentation à leur employeur actuel. La raison principale ? La peur. Peur du refus, peur de paraître cupide, peur de mettre en danger leur poste. Ces peurs sont compréhensibles — et largement infondées.

Avant de négocier : la préparation en 5 étapes

Les formules qui fonctionnent (et celles à éviter)

❌ À éviter
"J'ai besoin d'une augmentation, mes charges ont augmenté."
✅ À dire
"Au vu de mes résultats cette année et des niveaux du marché, je souhaite qu'on réévalue ma rémunération."
❌ À éviter
"Un collègue gagne plus que moi pour le même poste."
✅ À dire
"Les données de marché pour mon profil et mon secteur indiquent une fourchette de X à Y €."
❌ À éviter
"J'ai une offre ailleurs, je pars si vous ne m'augmentez pas."
✅ À dire
"J'ai reçu d'autres propositions, mais je préfère construire ici — si on peut trouver un accord sur ma rémunération."
💡 Astuce Economya.fr Si l'augmentation salariale est bloquée (gel des salaires, contraintes budgétaires), négociez les avantages complémentaires : jours de télétravail supplémentaires, prime exceptionnelle, intéressement, tickets restaurant, prise en charge du transport, formation payée, ou jours de congé. Ces avantages ont une valeur réelle et sont parfois plus faciles à obtenir qu'une hausse de salaire fixe.

En entretien de recrutement : la règle d'or

Ne donnez jamais votre fourchette en premier. Si le recruteur vous demande vos prétentions salariales, retournez la question : "Quelle est la fourchette prévue pour ce poste ?" Vous vous positionnez ainsi en haut de leur fourchette plutôt qu'au milieu de la vôtre. Si vous devez répondre en premier, visez toujours 10 à 15 % au-dessus de votre objectif réel — la négociation ira vers le bas, jamais vers le haut.

Autre règle cruciale : laissez toujours un silence après avoir annoncé votre chiffre. L'inconfort du silence pousse souvent l'interlocuteur à combler en faisant une concession. Ne parlez pas pour remplir le vide — tenez bon.

+3 600 €/an en moyenne

C'est le gain annuel moyen constaté pour les salariés français qui négocient leur salaire lors de leur entretien annuel, selon les données RH 2024 — contre 0 € pour ceux qui ne demandent rien.

Négocier son salaire n'est pas un acte d'arrogance — c'est une compétence professionnelle attendue. Les employeurs intègrent une marge de négociation dans leurs offres. Ne pas négocier, c'est laisser de l'argent sur la table chaque mois, chaque année, pour toute votre carrière. Préparez-vous, chiffrez votre valeur, et osez la conversation.

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